Pr?sentation du Lausitz par Michelin

Bayliss et Edwards séparés de 29 points à mi-saison. Alors que 12 courses ont eu lieu et qu'il en reste 14 à disputer, Troy Bayliss (Ducati Infostrada-Michelin) est leader du Championnat du Monde devant Colin Edwards (Castrol Honda-Michelin).

Bayliss et Edwards séparés de 29 points à mi-saison.

Alors que 12 courses ont eu lieu et qu'il en reste 14 à disputer, Troy Bayliss (Ducati Infostrada-Michelin) est leader du Championnat du Monde devant Colin Edwards (Castrol Honda-Michelin). Neil Hodgson (HM Plant Ducati) est 3ème avec 157 points, devant No riyuki Haga (Playstation 2 Aprilia) avec 129 points, Ruben Xaus (Ducati Infostrada-Michelin) avec 120 points et Ben Bostrom (Ducati) avec 119 points.

Troy Bayliss a remporté cette année 9 victoires en 12 courses, alors que Colin Edwards totalise 11 podiums dont 2 victoires. Ces deux pilotes font preuve d'une parfaite régularité car ils sont les seuls avec Neil Hodgson à avoir marqué des points lors de c haque course. Parcours régulier également, avec 11 résultats dans les points en 12 courses, pour Ben Bostrom, James Toseland (HM Plant Ducati) et Chris Walker (Kawasaki). L'Espagnol Juan Borja (Ducati Spaziotel) est le mieux placé des pilotes privés, occup ant la 10ème place du classement général provisoire. Belle amélioration récente de la Benelli Tornado 3 cylindres 900 cm3 qui marque 3 fois des points lors des 4 dernières courses.

Une compétitivité satisfaisante

Avec 16 victoires lors des 18 dernières courses disputées, dont 11 sur 12 cette année, les pneus Michelin présentent un niveau de compétitivité satisfaisant par rapport à la concurrence. Ces victoires ont été acquises aussi bien sur piste sèche que humide, avec des températures fraîches comme chaudes et sur des circuits aussi différents les uns des autres que Monza et Sugo. Lors de la dernière course en date, la 2ème manche de Silverstone, le premier pilote Michelin (Bayliss) devançait de 58 secondes le pre mier pilote équipé par la concurrence (Walker).

Troy Bayliss, vainqueur de cette 2ème course à Silverstone, eut la vie plus difficile en 1ère manche en raison de deux chutes : " J'ai eu de la chance de terminer, estimait l'Australien. Un levier aurait pu casser lors de ma première chute. S'en tirer deux fois était assez incroyable ! J'ai du embarquer quelques cailloux car la poignée de gaz fonctionnait mal. C'est de ma faute car j'ai trop attaqué. A la fin, tout le monde avait des ennuis, j'ai donc continué tête baissée pour terminer 5ème. Je ne voulais pas chuter une 3ème fois car je n'aurais jamais pu relever encore la moto. "

Colin Edwards réalisa à Silverstone une première manche parfaite et remporta la victoire. La 2ème course fut loin d'être aussi simple : A la fin du tour de reconnaissance, le Texan rentrait au stand en se plaignant de problème d'allumage et il changeait de machine. Puis il était victime d'une petite chute pendant le tour de chauffe, mais heureusement sa moto n'était pas abîmée et il bondissait en tête dans le 1er virage pour ensuite terminer la course 2ème derrière Bayliss. " Beaucoup de choses me sont arri vées avant la course, constatait Edwards. Dans ces conditions, j'ai pensé qu'il me fallait mieux rejoindre l'arrivée et les 20 points de la 2ème place. Mon plus grand problème a été la visibilité. Je n'y voyais rien, c'est pourquoi j'ai doublé Troy pour pr endre le commandement afin de sortir des projections d'eau. Mais même alors j'avais du mal à voir. Ce n'est dans l'ensemble pas une mauvaise journée car j'ai réduit l'écart au championnat. "

Interview de Francesco Zerbi, président de la FIM

Président, quelle est pour la Fédération Internationale de Motocyclisme la situation actuelle du Championnat du Monde Superbike ? - Le Championnat du Monde Superbike marche bien et surtout il s'améliore toujours. Avec les 4 temps maintenant en Grand Prix, il peut y avoir quelques soucis pour les Superbikes mais aussi pour les Grands Prix. Mais je suis convaincu qu'il n'y en a au maxi mum que pour un ou deux ans avant que chacun ne reprenne sa place. Ces deux championnats ont le même niveau d'importance, pour le sport comme pour l'industrie. Les Grands Prix sont l'expression ultime de la technique pure, alors que les Superbikes sont l'e xpression de la technique appliquée aux motos de route. Avec les Superbikes, l'industrie a une très bonne possibilité de promouvoir ses motos pour un prix très bas.

La FIM possède avec les Grands Prix et les Superbikes deux championnats qui marchent bien. Mais pour la télévision, peut-il y avoir un problème avec un excès de courses à diffuser ? - C'est vrai, mais je voudrais vous parler de ce que j'appelle " mon rêve ". Ce serait de répartir les Grands Prix et les Superbikes sur l'ensemble de l'année. On peut commencer en janvier dans l'Hémisphère Sud. Dans un proche futur, on peut avoir chaque s emaine pendant toute l'année une course de moto. C'est ça mon rêve.

Les motos de Grand Prix sont des prototypes, les Superbikes des motos sportives commercialisées. Est-il envisagé de les faire courir le même jour sur le même circuit ? - Non, car c'est un problème de télévision. Le programme serait alors trop long. Trois heures, c'est trop long, il est préférable d'avoir un programme d'une heure et demie pour chaque discipline. C'est pourquoi il est souhaitable qu'il y ait une course cha que semaine. C'est même une obligation.

De nouveaux constructeurs arrivent en Superbike, comme Foggy Petronas ou Mondial. Les règles d'homologation concernant le minimum de motos à construire vont-elles évoluer ? - Pour le moment, non. Nous voulons que chaque discipline est sa propre identité : Les motos de Grands Prix doivent être des prototypes et les Superbikes de motos de série. De série limitée, mais obligatoirement de série.

L'EuroSpeedway et les pneumatiques

" Nous sommes allés au Lausitzring pour la première fois l'an dernier, précise Nicolas Goubert, responsable Michelin Compétition pour la moto. Tout s'est bien passé. Nous avions été très performants et obtenu un podium tout en bleu en première manche comme c'était déjà le cas à quatre reprises cette année. J'espère que nous y serons tout aussi performants cette année. "

Troy Bayliss : " Les spectateurs ont une très bonne vue depuis les tribunes. J'y ai obtenu de bons résultats l'an dernier. J'ai un bon soutien en Allemagne et c'est pourquoi j'aime y courir. C'est un étrange petit circuit, très court et où il est difficile de doubler. "

Colin Edwards : " On a réussi à gagner une course ici l'an dernier, donc c'est un bon circuit ! C'est un peu différent, plutôt type Speedway, mais meilleur qu'aux Etats-Unis. Quand vous allez aux USA, c'est parfois du genre 'circuit de Mickey', très lent, avec des temps de 50 secondes au tour. Mais le tracé de Lausitz est plus conçu comme celui d'un circuit normal où on utilise une partie de l'anneau. "

Ruben Xaus : " Ce circuit est plus conçu pour l'automobile que pour la moto. Il n'est pas mal. Il y a deux ou trois virages que j'aime bien, mais ce n'est pas mon circuit préféré. "

Ce nouveau circuit, inauguré le 20 août 2000, comprend selon une tendance actuelle un anneau de vitesse et un parcours routier. On trouve de plus en plus ce type de pistes hors des Etats-Unis, par exemple à Rockingham (près de Northampton, Royaume-Uni), J acarepagua (Brésil) inauguré en 1978, Welkom (Afrique du Sud, 1999) et Motegi (Japon, 1997). Sur 570 hectares, l'EuroSpeedway peut être utilisé pour des courses de vitesse comme les Superbikes sur un développement de 4,265 km, mais aussi pour la F1 (4,5 km ) et l'endurance (11,3 km) alors que le tri-oval du Super Speedway mesure 3,2 km.

Sur 120 000 places disponibles pour les spectateurs, 96 000 d'entre elles permettent une visibilité de l'ensemble du circuit. A noter l'exceptionnelle surface bitumée disponible de 90 000 m2, à comparer par exemple avec celles, déjà impressionnantes, de Va lence (49 066 m2) et d'Oschersleben (60 000 m2).

Situé à 60 km de Dresde, l'EuroSpeedway est distant de Berlin de 130 km. C'est à peu près la même distance qui le sépare du circuit du Sachsenring, près de Chemnitz, où se déroule depuis 1998 le Grand Prix d'Allemagne.

L'intendance
Michelin amène pour cette course allemande un total de 600 pneumatiques pour piste sèche ou humide. Les dimensions sont de 19/67-420 (16,5 pouces) pour l'arrière en slicks, en pneus pluie et en intermédiaires. A l'avant, elles sont de12/60-420 (16,5 pouces ). Il y a un total de 200 pneus avant et de 400 pneus arrière. Le personnel présent sur place comprend un responsable, deux techniciens, quatre monteurs et un attaché de presse.

Temps de référence

Record des essais chronométrés officiels (2001)
1'40.212 par Troy Corser (Aprilia) à la vitesse moyenne de 153,215 km/h

Record de la Superpole (2001)
1'40.205 par Neil Hodgson (GSE Racing Ducati) à la vitesse moyenne de 153,226 km/h

Record du tour (meilleur temps en course 2001)
1'40.599 par Troy Bayliss (Ducati Infostrada-Michelin) à la vitesse moyenne de 152,630 km/h

Meilleur temps officieux (2001)
1'40.036 par Steve Martin (Ducati DFX Racing) à la vitesse moyenne de 153,480 km/h (lors de la 2ème séance d'essais libres)

Record du tour en Superbike
1'54.88 par Marc Garcia (Piazza Racing Ducati) à la moyenne de 159,61 km/h

-michelin-

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Series World Superbike
Drivers Troy Bayliss , Colin Edwards , Neil Hodgson , Steve Martin , Ruben Xaus , Chris Walker , James Toseland , Troy Corser , Juan Borja , Ben Bostrom