Pr?sentation du GP de Malaisie par Michelin

DEUX NOUVEAUX PILOTES MICHELIN QUATRE-TEMPS A SEPANG La catégorie MotoGP bascule de plus en plus vers le quatre-temps. Ce GP de Malaisie marque en effet la première course de la saison où la moitié du plateau sera composée de machines ...

DEUX NOUVEAUX PILOTES MICHELIN QUATRE-TEMPS A SEPANG

La catégorie MotoGP bascule de plus en plus vers le quatre-temps. Ce GP de Malaisie marque en effet la première course de la saison où la moitié du plateau sera composée de machines quatre-temps. Alex Barros (West Honda Pons RC211V-Michelin) a déjà effectué la transition vers le quatre-temps avec succès. Dès sa première course au guidon de la RCV, la semaine dernière à Rio, il a gagné ! A Sepang, c'est au tour d'Olivier Jacque (Gauloises Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin) et de Shinya Nakano (Gauloises Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin) de tourner le dos au deux-temps. Les pilotes Tech 3 délaissent leurs Yamaha YZR500 pour passer à la M1 et ainsi porter le nombre de quatre-temps à douze. Et l'année prochaine, c'est l'ensemble de la catégorie qui devrait passer au quatre-temps. La fin de toute une époque - un quart de siècle de domination deux-temps.

Pour Jacque et Nakano, ce changement de machine est une très bonne nouvelle. Surtout à Sepang, qui devrait se révéler encore plus favorable aux quatre-temps que les 15 autres circuits du championnat. On s'attend même à voir Valentino Rossi (Repsol Honda Team RC211V-Michelin) et ses pairs faire voler en éclats l'actuel record de la piste en l'améliorant d'environ deux secondes.

Le GP de Malaisie est le 14e de la saison. Une semaine plus tard, ce sera au tour de l'Australie d'accueillir les Grands Prix. Le retour en Europe se fera le 3 novembre, à Valence en Espagne, pour la dernière course de la saison.

MICHELIN ET SEPANG

Si le rendez-vous de Sepang représente l'un des grands challenges de la saison, c'est surtout en raison de la chaleur tropicale qui règne sur place. Les températures ambiantes flirtent souvent avec les 35 degrés, ce qui porte la température de la piste à plus de 50 degrés. Dans ces conditions extrêmes, les ingénieurs Michelin doivent continuer à fournir à leurs pilotes des pneus qui gardent toutes leurs qualités de grip et de longévité. Le palmarès Michelin montre qu'ils y arrivent très bien puisque le manufacturier français a gagné 9 des 11 grands prix organisés en Malaisie depuis 1991 (sur trois circuits : Shah Alam, Johor et Sepang).

" En Europe, les pistes sont généralement aux environs de 35 degrés, " explique Emmanuel Fournier, le responsable Michelin Grand Prix. " Il peut donc faire 40% plus chaud à Sepang. Mais la température des pneus n'augmente pas du tout dans les mêmes proportions car nous la maîtrisons au travers des gommes et des carcasses que nous utilisons. Sepang est l'un des circuits les plus exigeants pour les pneus, et donc pour nous. Nous avons beaucoup fait évoluer nos pneus pendant cette première saison avec des quatre-temps, surtout en travaillant les carcasses. Les motos aussi ont beaucoup progressé. "

Sepang est aussi une des pistes les plus larges du calendrier, ce qui ajoute une dimension supplémentaire au défi de pilotage des pilotes MotoGP. " La piste est presque trop large pour les motos, " poursuit Fournier. " Les pilotes doivent donc s'adapter pour trouver la trajectoire la plus efficace. S'ils se contentent de reprendre les mêmes trajectoires qu'ils utilisent ailleurs, ils ne seront sans doute pas les plus rapides. Ici, il y a plusieurs trajectoires possibles dans chaque virage et c'est donc une vraie piste de pilotage où le talent est bien mis en évidence. Les meilleurs peuvent même changer de trajectoire d'un tour à l'autre pour optimiser leur performance en fonction des conditions. Et bien sûr, la largeur de la piste facilite les dépassements. "

" Je pense que cette course sera difficile pour les pilotes deux-temps. Nous continuons à développer des pneus pour eux mais Sepang est un circuit rapide et très ouvert, ce qui donnera certainement l'avantage aux quatre-temps. "

Il y a deux ans, Michelin avait testé un déshumidificateur pour améliorer le gonflage des pneus. Mais ce système, très utilisé en compétition automobile, ne s'est pas révélé aussi utile pour la moto. " Un pneu de moto contient un volume d'air nettement moins important qu'un pneu de F1, " précise Fournier. " L'augmentation de pression dans le pneu due à la vaporisation de l'air humide sous l'effet de la chaleur est donc minime. "

SHINYA NAKANO ET SEPANG

Shinya Nakano (Gauloises Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin) sera sans aucun doute ravi de pouvoir enfin courir au guidon d'un quatre-temps ce week-end. Vice-Champion du Monde 250 en 2000, Nakano pilote une 500 depuis deux ans. Sa première saison en catégorie reine s'est très bien déroulée et le sympathique japonais est vite monté sur le podium. Mais cette année, l'arrivée des quatre-temps a rendu sa tâche nettement plus ardue. Il compte donc sur la Yamaha quatre-temps pour lui permettre de revenir à son vrai niveau.

Lui et son coéquipier Olivier Jacque (Gauloises Yamaha Tech 3 YZR500-Michelin) vont chacun disposer d'une M1 pour les trois dernières courses 2002. Il s'agit de machines presque identiques à celles de Max Biaggi (Marlboro Yamaha Team YZR-M1-Michelin) et Carlos Checa (Marlboro Yamaha Team YZR-M1-Michelin), qui comptent déjà une victoire et quatre pole positions avec la M1.

Pour Nakano, la joie de pouvoir enfin goûter à la performance du quatre-temps est encore plus forte en sachant qu'elle va débuter à Sepang. " C'est un très bon circuit pour les quatre-temps et c'est aussi l'un de mes favoris, " souligne-t-il. " J'y ai gagné le GP 250 en 2000 et l'an dernier, je n'ai loupé le podium en 500 que de trois dixièmes. J'aime ce tracé parce que j'aime les virages rapides et c'est un circuit rapide qui convient bien aux styles de pilotage coulés. Mais c'est aussi un GP difficile. Les pneus, le moteur et le pilote y sont soumis à très rude épreuve. Il y fait toujours très chaud et très humide et même si nous, pilotes japonais avons l'habitude de ce genre de conditions, cette course reste éprouvante. "

" Le grip est moyen mais la piste est si chaude, que l'on peut attaquer très fort dès le premier tour. La chaleur permet aussi d'avoir un meilleur feeling quand les pneus commencent à glisser, ce qu'ils ont tendance à faire plus souvent qu'ailleurs. Mais je n'ai pas à économiser mes pneus. Leur longévité n'est jamais un problème du moment que je travaille avec mon équipe technique et Michelin pour trouver les bons pneus. Je roule à 100% dès le départ et je ne relâche pas la pression avant le drapeau à damier. On peut parfois glisser beaucoup en fin de course mais ce n'est jamais un problème. "

" L'hiver dernier, Olivier et moi avons effectué beaucoup d'essais de pneus avant pour Michelin et j'avais ainsi pu développer " mon " avant. Mais je suis revenu à un pneu plus standard à la mi-saison et il me convient très bien. Michelin a beaucoup travaillé cette saison et pas seulement pour les quatre-temps. Je suis étonné de leurs efforts sur les pneus deux-temps vu que les 500 vont bientôt disparaître. Je leur en suis très reconnaissant mais maintenant, je passe au quatre-temps ! "

" J'ai testé la M1 à Fukuroi, le circuit d'essais de Yamaha, cet été. Puis une deuxième fois à Shah Alam cette semaine. Il est très important pour moi de rouler autant que possible avec ce type de moto que je n'avais jamais utilisé auparavant, même pas aux 8 Heures de Suzuka. La M1 m'a étonnée. Je l'ai trouvé facile à piloter et pas si différente que cela de la 500. Elle est bien sûr plus rapide, surtout à l'accélération, et c'est ce qui compte pour moi. Cette saison a été dure pour nous pilotes 500 car il a été impossible de rivaliser avec les quatre-temps. Donc je suis impatient de pouvoir enfin me battre à armes égales. La M1 permet de faire des bons temps facilement et semble ne pas trop solliciter ses pneus car le fonctionnement de son moteur est plus doux. Je crois que je vais vraiment m'amuser sur les courses à venir ! "

-michelin-

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About this article
Series MotoGP
Drivers Carlos Checa , Valentino Rossi , Alex Barros , Shinya Nakano , Olivier Jacque
Teams Repsol Honda Team