Edouard Michelin ? Valence

Edouard Michelin assiste à la 50e victoire Michelin d'affilée en 500 Pour la première fois, Edouard Michelin se déplaçait sur un Grand Prix de Moto Vitesse. Présent à Valence pour suivre le travail de son équipe Michelin Compétition, le...

Edouard Michelin assiste à la 50e victoire Michelin d'affilée en 500

Pour la première fois, Edouard Michelin se déplaçait sur un Grand Prix de Moto Vitesse. Présent à Valence pour suivre le travail de son équipe Michelin Compétition, le PDG du Groupe Michelin a pu savourer la 50e victoire consécutive de Michelin en 500. A cette occasion, il a également pu découvrir des sensations uniques sur la Yamaha de Grand Prix biplace.

Edouard Michelin a été aussi fasciné que réjouit par l'ambiance électrique d'un paddock de GP moto et l'intensité d'une course de ce niveau. "Je ne suis pas prêt d'oublier cette journée, les Grands Prix Moto sont vraiment incroyables," a-t-il avoué. "Quant à la biplace ­ je n'ai pas les mots ! Je me suis vraiment régalé tout le week-end et pourtant, je suis aussi venu pour travailler. Je suis là pour rappeler à tout le monde que Michelin est totalement impliqué dans la compétition moto. Michelin est le manufacturier de pneu qui a rencontré le plus de succès en compétition moto et automobile. Cette année, notre retour à la F1 a intéressé beaucoup de monde et nous a permis d'obtenir des résultats sans doute meilleurs que nous l'attendions, mais nous restons aussi et plus que jamais présent en moto."

Cette année, les performances en 500 ont fait un véritable bond en avant. Les temps sont souvent plus d'une seconde sous ceux de l'année dernière et les courses plus courtes d'une demi-minute ou plus. Au coeur de ces progrès, le pneu arrière Michelin de 16.5 pouces. Il donne une meilleure adhérence sur l'angle, chauffe moins et dure plus longtemps.

"Nous nous félicitons de voir les temps chuter à ce point," a ajouté Monsieur Michelin. "Bien sûr la course a des justifications commerciales, mais nous sommes avant tout des ingénieurs passionnés. C'est pour cela que nous travaillons autant pour créer de nouvelles technologies et de nouveaux pneus. Les améliorations de performance sont bien entendu obtenues grâce aux pilotes et à leurs motos, mais nous pensons y avoir bien contribué. Nous ne cessons jamais de travailler. La moto est très différente de la voiture. En voiture, 99% des pilotes choisissent les mêmes pneus mais en moto, les styles sont si variés qu'il faut de nombreux types de pneus différents. C'est pour cela que notre gamme de produit est si large."

"Mon seul regret, le manque de concurrence pour Michelin. Mais cela changera l'an prochain, avec l'arrivée des quatre-temps de 990 cm3. Et puis ce n'est que depuis l'été dernier que nous sommes seuls en 500. Les autres fabricants ne se sont pas retirés, simplement plus personne ne leur demandait leurs produits."

"La nouvelle catégorie quatre-temps représente un nouveau défi technologique que nous attendons avec impatience. Les motos sont plus puissantes et plus lourdes. Il nous faudra donc construire des pneus plus résistants capables de supporter cela, surtout pour les circuits rapides. Certains motards nous demandent déjà des pneus de 16.5 pouces pour la route. Ce qui prouve qu'en moto, le lien entre la piste et la route est encore plus étroit qu'en voiture."

Avant la première des courses du jour, Monsieur Michelin a eu l'occasion unique de se mettre dans la peau d'un pilote. Derrière l'ex- vainqueur de GP 500 Randy Mamola, sur une YZR500 de 180 chevaux à 285 km/h, il a vécu deux tours du circuit de Valence !

"Le briefing donné avant cet essai m'avait fait comprendre un peu de ce qui m'attendait. Randy ne m'a donné que deux signes à faire en cas de besoin : "arrête" et "ralenti" ! Il ne m'a pas donné le signal pour "va plus vite". Je ne savais pas si nous allions vraiment approcher de la limite. Les contraintes au freinage, à l'accélération et en virage sont incroyables. Quand Randy m'a expliqué que nos temps étaient équivalents à des chronos sous la pluie, j'en ai vraiment eu le souffle coupé. Jamais je n'oublierai ces deux tours. Merci à tous ceux qui les ont rendus possibles. La course, c'est une grande famille et Michelin en fait vraiment partie."

A 38 ans, Edouard Michelin est l'un des trois actionnaires actifs du Groupe Michelin depuis 1991. Il a occupé un grand nombre de postes au sein de cette compagnie connue du monde entier et qui est l'une des sociétés privées les plus importantes du globe. Depuis ses débuts chez Michelin en 1985, il a travaillé au développement, à la production, à la fabrication, au marketing et au commercial. Aujourd'hui, il dirige le groupe avec son père François Michelin et avec René Zingraff. Il vit à Clermont-Ferrand, là où se trouve le siège de Michelin, avec sa femme et ses cinq enfants.

-www.michelinsport.com-

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Series MotoGP
Drivers Randy Mamola