Grand Prix de France Michelin presentation

"Magny-Cours sera facile pour vous, vous jouerez à domicile" est une phrase que j'entends souvent dans le paddock", ironise Pierre Dupasquier. "Façon de parler. Aucun de nos partenaires n'est Nivernais et, parmi nos ingénieurs et nos pilotes,...

"Magny-Cours sera facile pour vous, vous jouerez à domicile" est une phrase que j'entends souvent dans le paddock", ironise Pierre Dupasquier. "Façon de parler. Aucun de nos partenaires n'est Nivernais et, parmi nos ingénieurs et nos pilotes, les Français sont plutôt en minorité. Le public sera Français mais pourra-t-il départager les frères Schumacher mieux que le public Allemand du Nürburgring ?"

"Ici, nos écuries pourraient opter pour une autre stratégie", suggère le Directeur de la Compétition de Michelin. "En effet, Irvine (Jaguar Racing-Michelin) a démontré au Nürburgring que "ça passait" avec un seul arrêt ! Alors, faudra-t-il envisager un ou deux arrêts à Magny-Cours ? Choisir des gommes "tendres" ou "dures" ? Car, maintenant, tout est possible..."

"Aujourd'hui, la performance d'une F1 est considérablement affectée par son poids, donc par la quantité d'essence embarquée ! Ce handicap peut être évaluer entre 30 et 40 centièmes de secondes pour 10 kg", explique Pierre Dupasquier. "A titre d'exemple, une monoplace qui embarque 100 kg d'essence pour une stratégie à un seul arrêt perd 1,6 secondes au tour par rapport à celle qui embarque 60 kg de carburant pour une stratégie à deux arrêts."

"Dans le cas théorique où les pneus ne subiraient pas de dégradation : une monoplace partie avec 100 kg d'essence devrait idéalement être 4 secondes plus rapide en fin de relais qu'au début. Mais en réalité, les pneus se dégradent et s'usent de différentes manières selon les réglages de la voiture. La piste évolue, certaines monoplaces se font prendre un tour et les dépassements à la régulière sont très difficiles. Voilà le cocktail !" "Corsez le tout avec une dose de pneus tendres et rapides - pour deux arrêts - ou bien choisissez les solides, plus constants mais moins rapides - pour un seul arrêt ; chaque passage par les stands coûtant entre 22 et 28 secondes".

"Alors pour Magny-Cours ? Durs ou tendres ? 1, 2 ou 3 arrêts ? Y aura-t-il des dépassements à Adelaide ? J'ai un peu de mal à mettre en place la recette", achève Pierre Dupasquier.

Sur le plan de l'intendance et de l'organisation, les choses sont plus claires : ce Grand Prix à domicile pose autant de problèmes que les autres. Henny de Zeeuw, manager de l'équipe Michelin F1, le confirme : "Avec seulement une semaine entre l'Allemagne et la France, nous n'aurons pas le temps de souffler ; les camions et les hommes arriveront du Nürburgring mardi matin avec 1400 pneus à décharger et la même équipe repartira mercredi matin pour Magny-Cours avec la même quantité de pneus".

Par le passé, les Grands Prix de France ont plutôt réussi à Michelin puisque le manufacturier y a remporté cinq succès en sept participations. Les passionnés se souviendront de la première victoire de Jean-Pierre Jabouille et de la Renault RS11 en 1979. Cette course mémorable fut - notamment - le théâtre du premier triplé de Michelin en F1 avec Gilles Villeneuve (Ferrari) et René Arnoux (Renault) aux 2e et 3e places. En 1981, Alain Prost (Renault) remporta à Dijon le premier de ses 51 succès, qui font toujours de lui le pilote ayant remporté le plus de victoires en Grand Prix. Ensuite, Arnoux (Renault) en 82, Prost (Renault) en 83 et Niki Lauda (McLaren) en 84 complétèrent cette épopée Michelin. Mais les données de la F1 en 2001 sont bien différentes...

-Michelin

Be part of something big

Write a comment
Show comments
About this article
Series Formula 1
Drivers Niki Lauda , Jean-Pierre Jabouille , Alain Prost , Gilles Villeneuve , René Arnoux
Teams Ferrari , McLaren