Pr?sentation du Assen par Michelin

Bayliss et Edwards en lutte pour le titre. Alors qu'il ne reste plus que quatre courses, le Championnat du Monde Superbike 2002 se joue au finish entre Troy Bayliss (Ducati Infostrada-Michelin) et Colin Edwards (Castrol ...

Bayliss et Edwards en lutte pour le titre.

Alors qu'il ne reste plus que quatre courses, le Championnat du Monde Superbike 2002 se joue au finish entre Troy Bayliss (Ducati Infostrada-Michelin) et Colin Edwards (Castrol Honda-Michelin). L'Australien et l'Américain ne sont séparés que par 29 points en arrivant à Assen. En 2001, Troy Bayliss a été sacré Champion du Monde (bien aidé par son coéquipier Ruben Xaus) lors de la course néerlandaise.

Colin Edwards a remporté dimanche dernier à Oschersleben sa 5ème victoire consécutive, la 27ème de sa carrière et la 51ème du team Castrol Honda dirigé par Neil Tuxworth. A cette occasion, il montait pour la 21ème fois de suite sur le podium. " Je veux con tinuer à gagner des courses pour maintenir la pression sur Troy ", expliquait le Texan. " Honda, Michelin et Castrol jouent parfaitement leur rôle en apportant des améliorations techniques, ce qui me rend la vie facile. Je veux à Assen poursuivre cette sér ie de victoires. Quand Troy gagnait toutes les courses en début de saison, ce n'était pas amusant pour nous ".

Depuis que le Championnat du Monde Superbike a été créé en 1988, les pilotes équipés de pneus Michelin ont remporté 248 victoires en 363 courses et 10 titres mondiaux sur 13 attribués.

Lors des 22 courses déjà disputées en 2002, Michelin en a gagné 21 (dont 8 fois aux 3 premières places). Sur les 66 pilotes qui sont montés sur le podium cette année, 48 d'entre eux portaient une casquette Michelin, tout cela en équipant quatre pilot es.

Alors qu'il reste 4 courses à disputer cette année, Troy Bayliss peut grâce à ses 14 victoires acquises depuis le début de la saison viser le record historique de Doug Polen (17 victoires en 1991 sur Ducati).

Michelin et les pilotes néerlandais

En 1987, le Championnat du Monde de motocross 125cm3 fut remporté par John van den Berk (Yamaha-Michelin) et actuellement les Kawasaki officielles du team de Jan de Groot font également confiance à Michelin.

Un superbe trio écrivit de magnifiques pages de l'histoire du sport moto aux Pays-Bas à la fin des années 70 et au début des années 80, équipé de pneumatiques Michelin : Will Hartog termina 4ème du Championnat du Monde 500 cm3 en 1978 et 79, alors qu e Boet van Dulmen finissait 6ème de ces mêmes Grands Prix 500 en 1979 et 81. Jack Middelburg se classait 7ème au final du mondial 500 en 79 et 81.

En automobile, lors des 24 Heures du Mans 2002, Jan Lammers, Val Hillebrand et Tom Coronel se sont relayés au volant de la Dome-Judd-Michelin du team Racing for Holland.

Le circuit d'Assen et les pneumatiques

Les récents travaux d'amélioration du circuit d'Assen représentent un investissement total de 23 millions d'euros sur une période de trois ans. En 1999, les tribunes et les bâtiments d'accueil ont été reconstruits. En 2000, ce fut a u tour des 34 stands, de la salle de presse et du centre médical. L'hiver dernier, 9 millions d'euros ont été utilisés pour modifier la piste : Entre septembre 2001 et avril 2002, la surface du paddock a été portée de 40 000 à 60 000 m2. Il a d onc fallu modifier les anciens virages de Veenslang et Ruskenhoek (situés entre Strubben et Stekkenwal). Cette année, 75 % du revêtement est neuf. La longueur du circuit dans sa nouvelle configuration est de 6,027 km.

" C'est un circuit très intéressant. Si j'étais pilote, c'est un circuit que j'adorerais ", précise Nicolas Goubert, responsable Michelin Compétition pour la moto. " Il est très rapide et comporte de beaux enchaînements de virages très homogènes entre les virages à gauche et à droite. Il peut y pleuvoir souvent, mais il y a du grip même quand il pleut. La particularité d'Assen est la très grande vitesse moyenne, mais celle-ci n'engendre pas de problèmes particuliers au niveau des pneus . "

Avec les modifications du tracé du circuit, n'y a-t-il pas un risque de double revêtement de type Misano ? "A l'extérieur du paddock, même si le revêtement est différent ça ne nous gênera pas car c'est presque en ligne droite. Quant au double droite à l'extrémité du circuit, on peut espérer que si le revêtement est neuf, il est adhérent. Ce qui nous pose des problèmes en règle générale, c'est si l'on part d'un circuit où il y a peu d'adhérence et que l'on refait la moitié de ce circuit avec un revêtement adhérent. Quand les pilotes arrivent sur la portion anc ienne du circuit ils sont à l'agonie. Or à Assen, l'adhérence actuelle est très correcte, donc je pense que ça ne devrait pas poser de problème majeur."

Troy Bayliss : On verra bien avec le nouveau circuit, mais l'année dernière c'était bien. C'était bon de gagner deux courses ici avant qu'ils ne changent le tracé. C'est très fluide. Il faut avoir un léger déphasage. L'a nnée dernière, quand je suis venu pour la première fois sur Ducati, j'ai attaqué très fort pour obtenir des résultats et je suis tombé deux fois. L'une des deux chutes a été l'une des plus rapides que j'ai jamais connues. Il faut do nc faire attention ici, on peut se faire très mal. C'est un endroit rapide, n'est-ce pas ?

Colin Edwards : Assen est un des circuits où je brille quand il pleut. Je suis bon sur le mouillé. Je n'ai jamais gagné ici mais bien sûr je voudrais changer ça. Avec le matériel dont je dispose, je suis certain de pouvoir y arriver.

Ruben Xaus : Les modifications du tracé n'ont pas l'air de changer le caractère fondamental du circuit. C'est une piste très rapide. Comme en Autriche, à Hockenheim ou en Indonésie, ce tracé véloce me plaît. J'ai toujours fait de bo ns résultats ici : En 99, j'ai fini 3ème en Supersport sur la Yamaha, en 2000 j'ai gagné sur la Ducati, toujours en Supersport, et l'an dernier j'ai fini deux fois 2ème derrière mon coéquipier Troy Bayliss. Cette année, je vise donc de nouveau le podium.

Le Circuit Van Drenthe est situé à 2 km au Sud de la ville d'Assen et à 110 km au Nord-Est d'Amsterdam. Sa position géographique relativement proche du Royaume-Uni permet chaque année à de nombreux fans britanniques de venir assister à la manch e néerlandaise du Championnat du Monde Superbike. C'est en 1925 que fut organisé le premier Dutch TT, renouvelé chaque année depuis à l'exception des deux Guerres Mondiales. Le circuit actuel a été construit en 1955 et modifié en 1989. Il est u tilisé essentiellement pour les compétitions motocyclistes, seules quelques épreuves automobiles s'y déroulant chaque année.

Pour Jean Hérissé, responsable Michelin Compétition Superbike, "Cette piste offre une bonne adhérence. Le drainage était excellent et les traces d'eau résiduelles étaient minimes. Quelle est l'influence des modifications sur ce paramètre ? Nous le découvrirons probablement ce week-end. C'est un gros avantage en cas d'intempérie. La c aractéristique principale d'Assen est la présence de nombreuses enfilades. Combinée à la possibilité de pluie, cela rend le choix des pneumatiques assez difficile.

Cette piste a toujours mis en valeur les pilotes de grand talent. La combinaison des virages successifs pose en effet des problèmes difficiles à résoudre au niveau des trajectoires. C'est pourquoi les pilotes qui découvrent pour la première fois ce c ircuit ont logiquement besoin d'un certain temps d'adaptation.

Très souvent, la course se joue dans la chicane qui précède la ligne d'arrivée lors du dernier tour. C'est l'endroit où un pilote peut réussir à s'imposer grâce à un freinage plus incisif. Tout se joue alors sur le fil du rasoir et il faut faire preuve d'un grand sens de l'équilibre pour éviter l'accrochage ou la chute."

Une des caractéristiques majeures d'Assen est le profil bombé de la piste. Elle est inclinée d'un côté, puis devient plate, avant de repartir dans l'autre sens. Quand on quitte la première pente, la suspension est soulagée d'un coup et le pneu peut se mettre à patiner. On passe en une fraction de seconde d'une adhérence maximale à une adhérence limitée. Cela devrait changer avec le nouveau circuit qui est en train d'être construit car la piste ne sera plus bombée.

Il existe très peu d'autres circuits ayant un revêtement aussi adhérent que celui d'Assen, surtout par temps de pluie. Sur le sec, les pilotes ont tendance à prendre de plus en plus confiance. Les pilotes qui ont l'habitude de faire gliss er leur pneu arrière souffrent parfois à Assen, parce qu'il leur est difficile de le faire glisser.

Il faut avoir un style très fluide et coulé. Si on loupe une trajectoire ou un virage, le suivant est souvent compromis car les courbes n'arrêtent pas de s'enchaîner. Sur une Superbike, l'autre gros problème, c'est de garder l’ ;avant en contact avec la piste. L'avant a tendance à se lever à l'accélération en sortie de virage.

Un des passages les plus délicats est l'enchaînement rapide droite-gauche, juste avant la dernière chicane. La vitesse est telle, à cet endroit-là, que les pilotes ont du mal à balancer la machine de droite à gauche, surtout quand il y a du vent.

-michelin-

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