Phillip Island Michelin course

Rossi prend son premier titre 500 en gagnant devant Biaggi et Capirossi. Il n'y a pas meilleure façon de s'offrir un titre. Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda-Michelin) a inscrit son nom dans l'histoire du Championnat du Monde 500 en...

Rossi prend son premier titre 500 en gagnant devant Biaggi et Capirossi. Il n'y a pas meilleure façon de s'offrir un titre. Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda-Michelin) a inscrit son nom dans l'histoire du Championnat du Monde 500 en remportant le GP d'Australie. Un GP fantastique, au terme duquel Rossi s'impose d'un rien après 27 tours d'intensité et une lutte à cinq pour la gagne. Pour être titré, Rossi n'avait pas besoin de faire mieux que 8e. Mais le prodige italien avait déjà prévenu que pour lui, la victoire au championnat devait s'accompagner de panache. Il fut donc l'un des acteurs majeurs de ce titanesque GP, qui couronne à merveille une saison à spectacle. Rossi s'est donné à fond pour battre Max Biaggi (Marlboro Yamaha Team- Michelin), Loris Capirossi (West Honda Pons-Michelin), Alex Barros (West Honda Pons-Michelin), Olivier Jacque (Gauloises Yamaha Tech 3-Michelin) et Noriyuki Haga (Red Bull Yamaha WCM-Michelin). Son dernier dépassement, Rossi l'a calculé à la perfection. Il a doublé Biaggi à l'entrée du virage MG, à 500 mètres de la ligne d'arrivée. Malgré la tentative de Biaggi de reprendre la tête à l'aspiration, Rossi a pu maintenir son avantage pour gagner avec une avance infime de 0''013 seconde. Derrière, Capirossi s'offrait la dernière marche du podium au détriment de Barros, les quatre premiers se tenant en 0''714 seconde. Tous étaient chaussés des mêmes Michelin 17 pouces avant à gomme dure et 16.5 pouces arrière à gomme intermédiaire. La lutte était tout aussi rude pour les pilotes suivants, les neuf meilleurs n'étant séparés que de 2''832 secondes. "Quelle course ! Les spectateurs ont dû en prendre plein les yeux," s'est exclamé un Rossi fatigué mais tout sourire à l'arrivée. "Je ne pensais pas au championnat, juste à la course. J'aurais pris plus de risque à essayer de terminer 8e. Au début, Haga et Barros étaient vraiment agressifs. J'avais un oeil sur eux et l'autre sur la piste. Puis, lorsque les pneus ont commencé à s'user, Biaggi et Loris nous ont rejoint. Tous attaquaient vraiment et les pneus glissaient pas mal. J'ai donc essayé d'économiser mes pneus, ce qui m'a permis de terminer la course avec des pneus en assez bon état. Il y avait un seul endroit où je pouvais passer Biaggi et cela a marché." Le responsable Michelin Grand Prix Jacques Morelli fut l'un des premiers à féliciter Rossi. "C'est un super pilote," a reconnu Morelli, face à l'un des champions les plus populaires de l'histoire de ce sport. "Son secret : toujours donner son maximum et adapter son style à la façon dont la moto se comporte. Le rythme a tellement augmenté cette année, en partie grâce au surplus d'adhérence qu'apporte notre pneu de 16.5 pouces mais aussi grâce à Rossi. On a pu le voir encore aujourd'hui ­ dès qu'il a pris la tête le rythme s'est accéléré. L'an dernier, il s'est habitué à la 500 très rapidement, peut-être parce qu'il n'était pas resté assez longtemps en 250 pour y acquérir des réflexes de "pilote 250". Et puis il a très vite vu les avantages de notre 16.5 et l'a tout de suite adopté, au lieu de passer d'une taille de pneu à l'autre comme le font certains pilotes." Biaggi avait déjà congratulé Rossi pour son titre le week-end dernier à Motegi. Aujourd'hui il s'est montré satisfait de sa course. "J'étais à la limite du premier au dernier tour," a expliqué le vainqueur d'un GP d'Australie 2000 qui avait été tout aussi disputé. "Lorsque Rossi est passé dans le dernier tour, j'ai essayé de garder une meilleure vitesse de passage en courbe pour le re-doubler sur la ligne mais il m'a manqué un petit rien. Lorsque je n'étais pas en tête, j'ai eu droit à un fantastique spectacle avec des pilotes qui se coupaient la route en se frôlant... beaucoup de fumée. Dangereux, mais sublime !" Pour la deuxième fois d'affilée, le podium australien fut 100% italien avec Capirossi en troisième place malgré des premiers tours peu rapides. "L'avant n'était pas super avec le réservoir plein et il m'a donc fallu du temps avant de pouvoir vraiment attaquer," a-t-il dit. "J'ai beaucoup puisé dans mon pneu arrière pour revenir sur les leaders et lorsque j'y suis arrivé, j'ai donc préféré attendre la fin pour tenter de passer." Barros a terminé à un peu plus d'un dixième de son coéquipier et une demi-seconde devant Tohru Ukawa (Repsol YPF Honda-Michelin), 12e au premier tour. Jacque a effectué la meilleure course 500 de sa carrière et termine 6e, à une seconde d'Ukawa et juste devant Shinya Nakano (Gauloises Yamaha Tech 3-Michelin), Haga et Sete Gibernau (Telefonica Movistar Suzuki-Michelin).

-michelinsports-

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