Michelin Portugal GP pr?sentation

LES PILOTES MOTOGP ADOPTENT LE NOUVEAU MICHELIN AVANT Le championnat MotoGP 2002 entre dans sa dernière ligne droite avec le GP du Portugal. Il ne restera ensuite que 5 courses sur les 16 que compte le calendrier. Estoril est le circuit le plus...

LES PILOTES MOTOGP ADOPTENT LE NOUVEAU MICHELIN AVANT

Le championnat MotoGP 2002 entre dans sa dernière ligne droite avec le GP du Portugal. Il ne restera ensuite que 5 courses sur les 16 que compte le calendrier. Estoril est le circuit le plus étriqué et donc le plus lent de la saison. Mais de peu. A Valence , par exemple, la vitesse moyenne n'est en effet qu'à peine plus rapide de 0,524km/h. A Estoril, le nouveau pneu avant Michelin devrait donc se révéler très performant. C'est d'ailleurs avec ce pneu que Max Biaggi (Marlboro Yamaha Team YZR-M1-Michelin) a signé la pole position et la victoire au GP de Brno. Les améliorations apportées sur la carcasse et la gomme du Michelin ont parfaitement réussi au pilote romain. C'est a ussi à l'occasion de cette course que la plupart des pilotes Michelin ont utilisé le pneu pour la première fois. Car même si Michelin domine cette saison 2002, les pneus français ayant jusqu'à présent signé toutes les poles positions, tous les records du t our et toutes les victoires, le travail de développement ne cesse jamais. Au championnat, la situation est la même puisque les dix premiers du classement provisoire sont des partenaires Michelin. Vainqueur de huit courses cette année, Valentino Rossi (Reps ol Honda Team RC211V-Michelin) est en tête de ce classement avec 80 points d'avance. La domination Michelin a de fortes chances de se poursuivre ce week-end puisque les quatre GPs du Portugal déjà disputés (les deux derniers à Estoril et les deux autres su r un circuit espagnol dans les années 80) ont tous été remportés par Michelin.

Comme Michelin, la domination des nouvelles motos quatre-temps est également sans faille. Le seul bref moment de gloire pour les 500 deux-temps est venu au Sachsenring, avec la pole obtenue à l'arrachée par Olivier Jacque (Gauloises Yamaha Tech 3 YZR500-Mi chelin). De part la nature de son tracé, Estoril pourrait néanmoins redonner une chance aux 500 de venir taquiner les 990 cm3 quatre-temps.

LES PILOTES ET ESTORIL

C'est Loris Capirossi (West Honda Pons NSR500-Michelin) qui détient le record du tour à Estoril mais l'Italien ne s'attend pas à un week-end facile pour autant. Il va devoir une nouvelle fois tenter de relever un défi qui apparaît de plus en plus difficile : battre les quatre-temps. Capirossi est l'un des meilleurs pilotes de 500 deux-temps et pourtant, il n'est monté qu'une seule fois sur le podium cette année en terminant 2ème au GP d'Afrique du Sud, en avril. C'est à Donington et au Sachsenring que Capir ossi espérait pouvoir rentrer à nouveau dans le trio de tête mais malheureusement, il fut contraint de manquer ces deux épreuves pour cause de blessure. Alors Estoril peut-il lui donner une dernière chance de gagner ?

" Je pense que nous serons plus rapides que les quatre-temps dans certains endroits mais que sur les lignes droites, notre désavantage en vitesse de pointe sera trop important, " répond-il. " Cette saison a été difficile pour tous les pilotes 500. Je n'ai jamais aussi bien piloté. La Honda NSR500 de cette année est excellente et les derniers pneus Michelin aussi. Mais obtenir un podium est très dur. Quant à gagner^Å Certaines motos quatre-temps ont un avantage de puissance de 30 chevaux ! "

Capirossi n'est pas du genre à abandonner et dimanche, il fera tout pour inverser la tendance. " Estoril est très amusant, même si certains virages sont trop lents. Le revêtement n'a pas énormément de grip et en plus il est plutôt bosselé. Il faut donc vraiment attaquer. Au niveau pneu, le seul endroit délicat c'est le dernier virage. C'est un droit e long et rapide dans lequel le pneu arrière est très sollicité. Et c'est un virage qui compte beaucoup parce qu'il commande la ligne droite des stands. Il faut donc garder une bonne vitesse de passage en courbe ce qui veut dire accélérer fort sur l'angle. Mais cette année ce sera encore plus dur que d'habitude avec ces quatre-temps. Pour les suivre en ligne droite, nous allons devoir prendre encore plus de risques. "

" J'aime ce circuit. La partie la plus lente, au fond, est vraiment très lente. Cela en est presque ridicule. Ma partie préférée est le droite rapide qui donne sur la ligne droite du fond. C'est probablement le virage le plus important du circuit. Bien le négocier c'est réussir un bon temps. Et en plus, c'est une grande satisfaction pour le pilote. "

Très agressif sur une moto, Capirossi est toujours à l'attaque. Mais ce style est particulièrement exigeant avec le pneu avant. " L'avant est très important pour moi et le nouveau Michelin m'aide donc beaucoup, " confirme-t-il. " Cette année, il nous faut aussi beaucoup de grip à l'arrière pour pouvoir rester avec les quatre-temps. Comme ces motos sont si rapides, il est très facile pour nous autres pilotes deux-temps de trop solliciter nos pneus en essayant de les suivre. Cette année, j'ai souvent été rapi de en début de course mais ensuite j'ai dû ralentir parce que j'avais trop usé mon pneu arrière. Mais les pneus sont vraiment très bons maintenant. Chez Michelin, ils ont travaillé très dur pour préparer cette nouvelle ère et ils ont réalisé des progrès im pressionnants par rapport à l'an dernier. "

MICHELIN ET ESTORIL

Depuis deux ans, les Grands Prix moto se sont considérablement accélérés. Prenons en exemple la victoire de Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda NSR500-Michelin) au GP du Portugal 2001. L'Italien a terminé la course en un temps record, battant le précéden t meilleur temps de 32 secondes. Pour lui, cette amélioration a en grande partie été rendue possible par les suppléments d'adhérence et d'endurance apportés par le 16,5 pouces arrière de Michelin. Cette année, les records devraient continuer à tomber. Pour les battre à nouveau, Rossi et compagnie peuvent compter sur des quatre-temps toujours plus rapides et des pneus Michelin toujours plus performants. Le S4, inauguré cette saison et conçu pour les quatre-temps, s'est révélé tout aussi efficace pour les pilotes deux-temps. Le dernier pneu avant Michelin convient également très bien aux deux types de machines.

Le S4 a été un facteur déterminant de l'augmentation de rythme constatée cette saison mais les ingénieurs Michelin se concentrent maintenant sur l'avant afin d'améliorer le grip et le feeling sur ces pneus. " Nous continuons bien sûr de travailler sur l'ar rière, " explique Emmanuel Fournier, le responsable Michelin Grand Prix. " Mais nous avons déjà réalisé de gros progrès et il était temps de porter nos efforts sur le pneu avant. C'est évident, si on améliore beaucoup l'arrière il faut obligatoirement fai re de même sur l'avant pour garder un équilibre d'ensemble. "

" Mais travailler sur le pneu avant c'est toujours plus compliqué parce que les pilotes ont besoin de temps avant de se sentir à l'aise avec un nouveau pneu. Notre nouveau pneu avant, qui a une carcasse différente, a déjà été adopté par la plupart de nos p ilotes et c'est avec ce pneu que Max a signé la pole et gagné la course à Brno. Certains apprécient ce pneu parce qu'il leur permet de changer de direction plus rapidement et d'autres apprécient le supplément d'adhérence qu'il apporte sur l'angle. Il est a ussi plus stable au freinage et donne un meilleur feeling aux pilotes. "

Ce pneu qui à Brno a donc été utilisé par la majorité des pilotes Michelin, deux ou quatre-temps, devrait également se révéler très populaire à Estoril, un circuit où il est primordial d'être performant en entrée de virage. Quant au duel entre les cycles m oteur, pour Fournier les quatre-temps devraient à nouveau être devant.

" Cette bataille sera toujours aussi passionnante à suivre, " dit-il. " Lorsque nous sommes venus faire des essais ici en février dernier les 500s étaient les plus rapides mais il est clair que depuis, les quatre-temps ont énormément progressé. Les 500s se ront peut-être les plus rapides dans la partie la plus lente du circuit mais il leur sera très difficile de rester avec les quatre-temps sur la ligne droite des stands. "

Estoril, c'est d'abord la vitesse moyenne la plus lente du calendrier. Mais c'est aussi le tracé le plus contrasté de la saison. Ses virages vont du très rapide au très lent et il faut donc savoir accepter des compromis en matière de réglages machine et de choix de pneumatiques. En plus, un revêtement très changeant apporte encore davantage de complications.

" C'est probablement le plus poussiéreux des circuits de Grand Prix, " ajoute Fournier. " La piste est normalement très sale le premier jour et si en plus il y a du vent, la couche de poussière est encore plus conséquente. Donc, un peu comme à Catalunya, l e niveau de grip est très changeant et cela ne nous facilite pas la vie. Avec toute cette poussière et ce sable il nous est difficile de bien comprendre le comportement des pneus. C'est pour cela que nous prévoyons un choix de pneu très important pour Esto ril. "

" Pour les pilotes, le but aux essais est d'arriver au meilleur compromis possible avec ces virages si contrastés. Il leur faut une moto qui soit agile de direction dans les virages lents tout en étant stable dans les virages rapides. C'est autant un probl ème pour les ingénieurs châssis que pour nous mais au niveau pneus, cela veut forcément dire des gommes et des carcasses médiums. Le virage le plus exigeant pour le pneu arrière est le dernier parce qu'il est long et donc les pilotes y passent un bon momen t sur l'angle avec les gaz grands ouverts. Mais avec le S4 qui donne un bien meilleur niveau de motricité, ce type de virage nous pose aujourd'hui beaucoup moins de problème. "

-michelin-

Be part of something big

Write a comment
Show comments
About this article
Series MotoGP
Drivers Max Biaggi , Loris Capirossi , Valentino Rossi , Olivier Jacque