Championnat du monde 500, 14e manche.

2000 motogp 500. Championnat du monde 500, 14e manche. GRAND PRIX DE RIO, JACAREPAGUA Course, samedi 7 octobre 2000 LA BATAILLE POUR ROSSI, LA GUERRE POUR KENNY Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda-Michelin), l’éblouissant nouveau venu de...

2000 motogp 500. Championnat du monde 500, 14e manche.
GRAND PRIX DE RIO, JACAREPAGUA
Course, samedi 7 octobre 2000

LA BATAILLE POUR ROSSI, LA GUERRE POUR KENNY

Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda-Michelin), l’éblouissant nouveau venu de la catégorie 500, a signé la seconde victoire de sa carrière en 500 à Rio cet après-midi pendant que Kenny Roberts assurait son premier titre 500 en terminant à la sixième place. Le succès de l’Américain donne à Michelin son 20° titre dans la catégorie reine. Et une fois encore, tous les leaders de la course avaient choisi le 16.5 arrière de la marque.

Roberts, dont c’était la cinquième saison en 500, n’avait besoin que d’une place parmi les six premiers, à deux courses de la fin de la saison, et c’est exactement ce qu’il a fait. "Je suis tellement soulagé," dit l’Américain fou de joie. "D’aussi loin que je me souvienne, c’est la seule chose que je désirais. J’ai 27 ans, c’est donc une attente de 27 années. Je n’ai jamais été aussi heureux. Il y a tant de gens que je voudrais remercier : Suzuki, Michelin, mon ingénieur en chef Warren Willing, mon père, bien sûr, sans lequel je ne serais pas là, et aussi ma mère. La course a été dure. J’ai fait attention à ne pas trop attaquer, j’ai alors vu de plus en plus de pilotes agressifs revenir sur moi. À la fin, j’ai fait quelques tours tout seul, j’ai mieux senti la moto et j’ai terminé sixième.

Rossi a triomphé à l’issue d’une bataille homérique avec la vedette locale Alex Barros (Emerson Honda Pons-Michelin) et l’homme en forme aujourd’hui, Garry McCoy (Red Bull Yamaha WCM-Michelin). Barros, bien décidé à gagner devant tout son public, paraissait le plus fort au début de la course lorsque McCoy prit la tête. On eut alors l’impression que l’Australien le plus spectaculaire était parti pour un nouvel exploit lorsque Rossi, avec une belle confiance en lui, accentuait la cadence pour prendre la tête peu après la mi-course. Barros devait ensuite attaquer très sérieusement l’Italien qui résistait jusqu’au bout pour franchir devant lui la ligne d’arrivée.

"J’avais besoin de cette victoire," dit le jeune Italien rayonnant qui, comme Barros, utilisait des Michelin à gomme moyenne, à l’avant comme à l’arrière. "Je ne compte qu’une victoire cette année et c’était à Donington sur le mouillé. Gagner sur le sec a pour moi plus d’importance. J’ai attaqué partout, du début à la fin, parce que la moto allait bien et je me suis bien amusé à contrôler les patinages de la roue arrière. Barros attaquait lui aussi, mais j’ai réussi à rester devant et j’en suis très heureux."

Barros, après la course, était satisfait de sa seconde place. "La course a été dure et même si j’ai pris la tête au début, je voulais ménager mes pneus et voir ce que Garry et Valentino pouvaient faire. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour éviter que "Vale" ne prenne le large. Je suis quand même heureux : c’est mon premier podium au Brésil et j’ai fait une belle course. » McCoy était pourtant dans une forme éblouissante aujourd’hui, se battant pour la première place et mettant son YZR dans de terribles dérapages qui ne l’empêchaient pas de baisser de rythme et d’être ainsi incapable de se battre avec Barros et Rossi.

"Je me suis bien battu pendant les essais avant de chuter et de me retrouver sur la quatrième ligne," explique l’ancien vainqueur en 125 équipé de son habituel pneu tendre à l’arrière. "J’ai fait un bon départ et j’ai été le premier surpris de me retrouver en tête. Mais c’était vraiment la bagarre et il était trop difficile de rester devant." Le vainqueur de l’an dernier Norick Abe (Antena 3 Yamaha d’Antin-Michelin) termine derrière à quelques secondes après un formidable duel avec l’auteur de la pole position Max Biaggi (Marlboro Yamaha Team-Michelin) bien revenu après un mauvais départ.

Derrière Roberts, qui avait longtemps occupé la neuvième place, on trouve son futur camarade d’écurie Sete Gibernau (Repsol Honda Michelin) et Régis Laconi (Red Bull Yamaha WCM-Michelin).

La victoire de Roberts va entrer dans l’histoire de la moto. À 27 ans, le fils du légendaire "King Kenny Roberts" qui devait remporter trois titres consécutifs en 1978, 1979 et 1980, donne à sa famille le premier doublé père-fils de l’histoire de la moto, toutes catégories confondues. Les précédents vainqueurs Michelin en 500 ont été Barry Sheene (Suzuki, 1976 et 1977), Marco Lucchinelli (Suzuki, 1981), Franco Uncini (Suzuki, 1982), Freddie Spencer (Honda, 1983 et 1985), Eddie Lawson (Yamaha, 1986 et 1988, Honda, 1989) Wayne Gardner (Honda, 1987), Wayne Rainey (Yamaha, 1990 et 1992), Kevin Schwantz (Suzuki, 1993), Mick Doohan (Honda, 1994, 95, 96, 97, 98) et Alex Crivillé (Honda, 1999).

"Nous sommes vraiment, mais vraiment, heureux pour Kenny," dit Jacques Morelli, responsable des grands prix chez Michelin. "Il a fait une grande saison particulièrement disputée et nous avons été heureux de travailler avec lui. Il nous a fait des commentaires intelligents et nous a aidé à développer nos pneus."

NB : Un communiqué de presse célébrant et commémorant ce vingtième titre historique de Michelin en 500 est disponible dès à présent sur le web : www.michelinsport.com

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Series MotoGP
Drivers Kevin Schwantz , Max Biaggi , Garry McCoy , Valentino Rossi , Alex Criville , Alex Barros , Sete Gibernau , Kenny Roberts , Wayne Rainey , Eddie Lawson , Wayne Gardner , Mick Doohan , Freddie Spencer , Abe Norick